Politique de lanceur d'alerte

CONTEXTE ET OBJECTIF DE LA PRÉSENTE POLITIQUE

Le lĂ©gislateur belge a adoptĂ©, le 28 novembre 2022, une loi afin de protĂ©ger les lanceurs d’alerte rĂ©vĂ©lant une infraction ou une fraude dans le but de la faire cesser. La loi a Ă©tĂ© publiĂ©e au Moniteur belge le 15 dĂ©cembre 2022 et est entrĂ©e en vigueur le 16 fĂ©vrier 2023. Cette loi impose aux entitĂ©s juridiques concernĂ©es d’implĂ©menter, en interne, une procĂ©dure, permettant aux lanceurs d’alerte de dĂ©noncer les infractions qu’ils constateraient ou dont ils auraient connaissance et leur permettant ainsi de bĂ©nĂ©ficier de la protection prĂ©vue par la loi. 

L’objectif de cette politique consiste, au niveau de l’entreprise :

  1. À Ă©numĂ©rer les possibilitĂ©s procĂ©durales permettant de signaler l’existence d’une infraction existante ou potentielle au sein de l’entreprise ;
  2. À informer les personnes auxquelles s’applique la prĂ©sente politique de la protection dont bĂ©nĂ©ficie un informateur.

De cette maniĂšre, l’entreprise souhaite offrir une transparence sur la maniĂšre dont certaines situations problĂ©matiques peuvent ĂȘtre abordĂ©es au sein de l’organisation, afin qu’elles puissent ĂȘtre examinĂ©es plus en dĂ©tail et que des mesures appropriĂ©es puissent Ă©ventuellement ĂȘtre prises.

La prĂ©sente politique a Ă©tĂ© introduite dans l’entreprise dans le respect des rĂšgles existantes au sein de l’organisation en matiĂšre de concertation sociale.

CHAMP D’APPLICATION DE LA POLITIQUE

Champ d’application personnel

La prĂ©sente politique s’applique aux « lanceurs d’alerte ». 

On peut notamment considĂ©rer comme « lanceur d’alerte » au sens de la prĂ©sente politique :

  • les travailleurs de l’entreprise;
  • les indĂ©pendants, entrepreneurs et sous-traitants et leur personnel ou prĂ©posĂ©s avec lesquels l’entreprise collabore;
  • les personnes qui font partie de l’organe d’administration, de direction ou de surveillance de l’entreprise (y compris les membres qui ne sont pas impliquĂ©s dans la gestion journaliĂšre);
  • les fournisseurs avec lesquels l’entreprise collabore et leur personnel;
  • les stagiaires ou bĂ©nĂ©voles;
  • les candidats Ă©ventuels;
  • les travailleurs qui ont quittĂ© le service.

En outre, la prĂ©sente politique s’applique aux facilitateurs (= personnes qui assistent le lanceur d’alerte de maniĂšre confidentielle), aux tiers qui sont liĂ©s au lanceur d’alerte et qui peuvent Ă©galement ĂȘtre victimes de reprĂ©sailles (p. ex. membres de la famille, collĂšgues
) ainsi qu’aux entitĂ©s juridiques appartenant au lanceur d’alerte, pour lesquelles le lanceur d’alerte travaille ou avec lesquelles le lanceur d’alerte est liĂ© dans un contexte professionnel.

Champs d’application matĂ©riel

Les infractions suivantes constatĂ©es par les lanceurs d’alerte peuvent ĂȘtre signalĂ©es par leurs soins. 

Attention que la notion d’infraction ou fraude s’entend au sens large et vise tant les actions que les omissions, les violations potentielles, effective ou en cours et les violations avĂ©rĂ©es.

Toutes les infractions au droit national ou européen qui se rapportent à

  • des marchĂ©s publics ;
  • des services, produits et marchĂ©s financiers, prĂ©vention du blanchiment de capitaux et du financement du terrorisme ;
  • la sĂ©curitĂ© et la conformitĂ© des produits ;
  • la sĂ©curitĂ© du transport ;
  • la protection de l’environnement ;
  • la protection contre les radiations et la sĂ©curitĂ© nuclĂ©aire ;
  • la sĂ©curitĂ© des denrĂ©es alimentaires et des aliments pour animaux, santĂ© et bien-ĂȘtre des animaux
  • la santĂ© publique ;
  • la protection du consommateur ;
  • la protection de la vie privĂ©e et des donnĂ©es Ă  caractĂšre personnel, et la sĂ©curitĂ© des rĂ©seaux et des systĂšmes d’information ;
  • la lutte contre la fraude fiscale ;
  • la lutte contre la fraude sociale ;
  • aux droits de la concurrence europĂ©en ;
  • aux aides d’état tel que rĂ©gi par le droit europĂ©en.

PROCÉDURES D’ENREGISTREMENT DES SIGNALEMENTS

Généralités

Les lanceurs d’alerte qui souhaitent signaler une infraction potentielle comme dĂ©crit ci-dessus peut le faire :

  • le canal interne
  • ou via le canal externe

Les lanceurs d’alerte sont toutefois encouragĂ©s Ă  suivre d’abord la procĂ©dure de signalement interne dĂ©crite dans la prĂ©sente politique, afin de pouvoir potentiellement apporter une solution interne au problĂšme signalĂ© avant de procĂ©der Ă©ventuellement Ă  un signalement externe.

Il existe aussi la divulgation publique. Toutefois, le lanceur d’alerte ne pourra s’en prĂ©valoir que si :

  • Aucune suite n’a Ă©tĂ© donnĂ©e Ă  un signalement interne dans les trois mois ou Ă  un signalement externe dans les six mois 
  • Ou que cela reprĂ©sente un danger imminent et manifeste pour l’intĂ©rĂȘt public ou qu’il existe un risque de reprĂ©sailles et peu de chance qu’il soit vĂ©ritablement remĂ©diĂ© avec un signalement externe.

Canal de signalement interne

Procédure de signalement

Le lanceur d’alerte peut signaler oralement et/ou par Ă©crit, au sein de l’entreprise, une infraction telle que susmentionnĂ©e.

Signalement oral

Le signalement oral peut se faire par tĂ©lĂ©phone ou physiquement aprĂšs avoir pris contact avec le comitĂ© des rĂ©cepteurs d’alertes Ă  l’adresse mail spĂ©cifique: signalement@elcab.be. La rencontre physique, si souhaitĂ©e, aura lieu dans un local oĂč la confidentialitĂ© est garantie.

Signalement écrit

Le signalement écrit est possible via ce formulaire.

Quelle que soit la mĂ©thode choisie par le lanceur d’alerte pour signaler l’infraction par voie interne (orale ou Ă©crite), l’anonymat de l’identitĂ© de l’auteur du signalement et des Ă©ventuels tiers mentionnĂ©s dans le signalement est garantie sur simple demande.

Les donnĂ©es seront traitĂ©es dans la confidentialitĂ©, l’impartialitĂ© et dans le respect des donnĂ©es personnelles. Seul le rĂ©cepteur de l’alerte et le gestionnaire de l’alerte y a accĂšs. La sĂ©curitĂ© des donnĂ©es doit ĂȘtre respectĂ©es dans toutes les Ă©tapes du traitement de l’alerte. 

Dans ce cadre, la personne/le service compĂ©tent(e) garantit toujours un suivi neutre et indĂ©pendant du signalement et l’absence d’éventuels conflits d’intĂ©rĂȘts.

La personne/le service compétent(e) se comportera toujours de maniÚre professionnelle et intÚgre, le signalement étant toujours traité avec la discrétion nécessaire et un suivi et un traitement minutieux du signalement reçu étant assurés.

Suivi du signalement

Vous recevrez une confirmation du rĂ©cepteur d’alerte dans les 7 jours aprĂšs le signalement via le canal de signalement interne.

Dans un dĂ©lai raisonnable, et en tout cas, au plus tard dans les trois mois suivant l’accusĂ© de rĂ©ception du signalement, un retour d’information sera fourni au lanceur d’alerte par le(s) rĂ©cepteur(s) d’alertes concernant les mesures prĂ©vues ou prises Ă  l’occasion du signalement ainsi que les raisons de ce suivi.

Cela peut notamment déboucher sur :

  • L’entame d’actions afin de remĂ©dier aux violations constatĂ©es ;
  • Le renvoi Ă  d’autres canaux ou procĂ©dures en cas de signalements affectant exclusivement les droits individuels de l’auteur du signalement ;
  • La clĂŽture de la procĂ©dure en raison de preuves insuffisantes ou d’autres motifs.

Attention que le signalement fautif (divulgation volontaire de fausses informations dont le seul but est de nuire Ă  l’entreprise, Ă  une personne ou un groupe de personnes) n’est pas autorisĂ© et peut entraĂźner des poursuites pĂ©nales pouvant entrainer des sanctions et le paiement de dommages et intĂ©rĂȘts. 

Canal de signalement externe

Procédure de signalement

Le lanceur d’alerte peut directement user des canaux externes existants, tels que dĂ©finis par les ArrĂȘtĂ©s royaux afin de dĂ©noncer une infraction interne Ă  son entreprise. La possibilitĂ© existe Ă©galement de passer par ce canal Ă  la suite d’une dĂ©nonciation interne.

Nous prĂ©conisons toutefois l’utilisation prĂ©alable du canal interne. 

Le signalement externe peut se faire tant oralement que par écrit 

Pour ce faire, le lanceur d’alerte doit s’adresser :

  • Soit aux autoritĂ©s dĂ©clarĂ©es compĂ©tentes par ArrĂȘtĂ© royal (eu Ă©gard Ă  l’infraction dĂ©noncĂ©e)
  • Le Service public fĂ©dĂ©ral Economie, PME, Classes Moyennes et Energie ; le Service public fĂ©dĂ©ral Finances ;
  • Le Service public fĂ©dĂ©ral SantĂ© publique, SĂ©curitĂ© de la chaĂźne alimentaire et Environnement;
  • Le Service public fĂ©dĂ©ral MobilitĂ© et Transports ;
  • Le Service public fĂ©dĂ©ral Emploi, Travail et Concertation sociale ;
  • Le Service public de programmation IntĂ©gration Sociale, Lutte contre la PauvretĂ©, Economie Sociale et Politique des Grandes Villes ;
  • L’Agence fĂ©dĂ©rale de ContrĂŽle nuclĂ©aire ;
  • L’Agence fĂ©dĂ©rale des mĂ©dicaments et des produits de santĂ© ;
  • L’Agence fĂ©dĂ©rale pour la sĂ©curitĂ© de la chaĂźne alimentaire ;
  • L’AutoritĂ© belge de la Concurrence ;
  • L’AutoritĂ© de protection des donnĂ©es ;
  • L’AutoritĂ© des services et marchĂ©s financiers ;
  • La Banque nationale de Belgique ;
  • Le CollĂšge de supervision des rĂ©viseurs d’entreprises ;
  • Les autoritĂ©s visĂ©es Ă  l’article 85 de la loi du 18 septembre 2017 relative Ă  la prĂ©vention du blanchiment de capitaux et du financement du terrorisme et Ă  la limitation de l’utilisation des espĂšces ;
  • Le ComitĂ© national de sĂ©curitĂ© pour la fourniture et la distribution d’eau potable ;
  • L’Institut belge des services postaux et des tĂ©lĂ©communications ;
  • L’Institut National d’Assurance Maladie- InvaliditĂ© ;
  • L’Institut National d’Assurances Sociales pour Travailleurs IndĂ©pendants ; l’Office National de l’Emploi ;
  • L’Office National de SĂ©curitĂ© Sociale ;
  • Le Service d’Information et de Recherche Sociale ;
  • Le Service autonome de Coordination Anti-Fraude (CAF) ;
  • Le ContrĂŽle de la Navigation.

La procĂ©dure attachĂ©e Ă  chacune de ces autoritĂ©s pour la rĂ©ception et le traitement des alertes est dĂ©crite sur le site web de l’autoritĂ© compĂ©tente. Cela reprend a minima : 

  • Les conditions de la protection ;
  • Ses coordonnĂ©es ;
  • La procĂ©dure concrĂšte ;
  • Les rĂšgles de confidentialitĂ© ;
  • Les mesures de suivi ;
  • Les possibilitĂ©s de recours et (es procĂ©dures de protection contre les reprĂ©sailles.
  • Soit aux MĂ©diateurs fĂ©dĂ©raux, qui joueront le rĂŽle de coordinateur fĂ©dĂ©ral pour les signalements externes. Les informations concernant leur rĂŽle sont Ă  retrouver sur leur site : www.mediateurfederal.be / www.federaalombudsman.be 

Ils sont notamment chargés  

  • De recevoir les signalements externes de violation ;
  • D’examiner leur recevabilitĂ© et l’existence d’une prĂ©somption raisonnable que la violation signalĂ©e a eu lieu ;
  • Et, dans ce cas, de transmettre le signalement Ă  l’autoritĂ© compĂ©tente pour qu’elle lance une enquĂȘte.

Lorsqu’aucune autoritĂ© compĂ©tente n’a Ă©tĂ© dĂ©signĂ©e pour traiter la dĂ©nonciation rĂ©vĂ©lĂ©e, les mĂ©diateurs fĂ©dĂ©raux seront Ă©galement chargĂ©s de gĂ©rer l’alerte. 

Suivi du signalement

Vous recevrez une confirmation du signalement, en tant que lanceur d’alerte, dans les 7 jours aprĂšs rĂ©ception de celui-ci, sauf demande contraire expresse de votre part ou sauf si les MĂ©diateurs fĂ©dĂ©raux/l’autoritĂ© compĂ©tente estime(nt), pour des motifs raisonnables, que l’envoi d’une telle confirmation compromettrait l’identitĂ© de l’auteur du signalement.

Dans un dĂ©lai raisonnable, et en tout cas au plus tard dans les trois mois suivant l’accusĂ© de rĂ©ception du signalement, un feed-back sera fourni Ă  l’auteur du signalement. Il peut ĂȘtre dĂ©rogĂ© Ă  ce dĂ©lai de trois mois dans des cas lĂ©gitimes. Dans ce cas, un feed-back doit ĂȘtre donnĂ© Ă  l’auteur du signalement au plus tard dans les six mois.

Enfin, l’autoritĂ© compĂ©tente doit informer l’auteur du signalement du rĂ©sultat final des enquĂȘtes menĂ©es Ă  la suite de son signalement. De mĂȘme, les autoritĂ©s compĂ©tentes peuvent estimer que l’infraction signalĂ©e est manifestement de faible importance et qu’aucun suivi ultĂ©rieur n’est donc requis. Cette dĂ©cision doit toutefois ĂȘtre motivĂ©e par l’autoritĂ© compĂ©tente.

OBLIGATION DE SECRET

L’identitĂ© du lanceur d’alerte qui effectue un signalement via le canal de signalement interne conformĂ©ment Ă  la prĂ©sente politique ne sera pas communiquĂ©e directement ou indirectement sans son autorisation expresse, sauf aux personnes habilitĂ©es Ă  traiter et Ă  suivre un signalement conformĂ©ment Ă  la prĂ©sente politique.

Cela s’applique Ă©galement pour toute autre information Ă  partir de laquelle l’identitĂ© de l’informateur peut ĂȘtre directement ou indirectement dĂ©duite.

Une exception s’applique toutefois s’il s’agit d’une obligation nĂ©cessaire et proportionnĂ©e en vertu du droit national ou du droit europĂ©en dans le cadre d’une enquĂȘte judiciaire, notamment en vue de garantir les droits de dĂ©fense de la personne concernĂ©e.

TRAITEMENT DE DONNÉES À CARACTÈRE PERSONNEL RGPD

Tout traitement de donnĂ©es Ă  caractĂšre personnel par l’employeur/des tiers Ă  la suite d’un signalement sera effectuĂ© conformĂ©ment au RĂšglement (UE) 2016/b79 applicable et Ă  la loi belge du 30 juillet 2018 relative Ă  la protection des personnes physiques Ă  l’égard du traitement de donnĂ©es Ă  caractĂšre personnel.

Les donnĂ©es Ă  caractĂšre personnel qui ne sont manifestement pas pertinentes pour le traitement d’un signalement spĂ©cifique ne sont pas collectĂ©es ou sont immĂ©diatement effacĂ©es en cas de collecte involontaire.

Pour le reste, nous renvoyons Ă  la politique interne de l’entreprise relative au traitement des donnĂ©es Ă  caractĂšre personnel (Privacy policy).

REGISTRE DES SIGNALEMENTS

L’employeur tiendra un registre des signalements dans lequel chaque signalement reçu sera enregistrĂ©.

Dans ce cadre, la confidentialité sera toujours garantie et les signalements ne seront pas conservés plus longtemps que nécessaire.

Enregistrement des signalements oraux et signalements à l’occasion de rencontres

Lorsqu’une ligne tĂ©lĂ©phonique enregistrĂ©e ou un autre systĂšme de messagerie vocale enregistrĂ© est utilisĂ© pour le signalement, avec le consentement de l’auteur du signalement, le signalement verbal peut ĂȘtre enregistrĂ© d’une des façons suivantes :

  • en effectuant un enregistrement de la conversation sous une forme durable et rĂ©cupĂ©rable ; ou
  • par une transcription complĂšte et prĂ©cise de la conversation, Ă©tablie par le membre du personnel chargĂ© de traiter le signalement.

L’auteur du signalement aura la possibilitĂ© de vĂ©rifier, de rectifier et d’approuver la transcription de l’appel par l’apposition de sa signature.

Lorsqu’une ligne tĂ©lĂ©phonique non enregistrĂ©e ou un autre systĂšme de messagerie vocale non enregistrĂ© est utilisĂ© pour le signalement, le membre du personnel compĂ©tent (Ă  savoir le responsable du traitement du signalement) peut consigner le signalement oral sous la forme d’un procĂšs-verbal prĂ©cis de la conversation. L’auteur du signalement doit avoir la possibilitĂ© de vĂ©rifier, de rectifier et d’approuver le procĂšs-verbal de la conversation par l’apposition de sa signature.

Lorsqu’une personne demande Ă  organiser une rencontre, des comptes rendus complets et prĂ©cis de la rencontre sont conservĂ©s sous une forme durable et rĂ©cupĂ©rable, avec le consentement de l’auteur du signalement.

L’entretien peut alors ĂȘtre enregistrĂ© de l’une des maniĂšres suivantes :

  • en effectuant un enregistrement de ta conversation sous une forme durable et rĂ©cupĂ©rable ; ou
  • par un procĂšs-verbal prĂ©cis de la rencontre Ă©tabli par les membres du personnel chargĂ©s du traitement du signalement.

L’informateur doit avoir la possibilitĂ© de vĂ©rifier, de rectifier et d’approuver la transcription de l’appel par l’apposition de sa signature.

MESURES DE PROTECTION ET DE SOUTIEN DU LANCEUR D’ALERTE

Protection contre les représailles

Les lanceurs d’alerte qui signalent une infraction Ă©ventuelle conformĂ©ment aux dispositions de la prĂ©sente politique ne peuvent pas ĂȘtre victimes de mesures/reprĂ©sailles en lien avec la dĂ©nonciation telles que : 

  • Suspension, mise Ă  pied temporaire, licenciement ou mesures similaires ;
  • DĂ©gradation ou refus de promotion ;
  • Transfert de tĂąches, changement de lieu de travail, rĂ©duction de salaire, modification des horaires de travail ;
  • Suspensions de formation ;
  • Évaluation de performance nĂ©gative ou rĂ©fĂ©rence de travail nĂ©gative ;
  • Imposition ou application d’une mesure disciplinaire, d’une rĂ©primande ou de toute autre sanction, telle qu’une sanction financiĂšre ;
  • Contrainte, intimidation, harcĂšlement ou exclusion ;
  • Discrimination, traitement dĂ©favorable ou inĂ©gal ;
  • Non-conversion d’un contrat de travail temporaire en contrat de travail Ă  durĂ©e indĂ©terminĂ©e, si le travailleur s’attendait raisonnablement Ă  ce qu’un contrat de travail Ă  durĂ©e indĂ©terminĂ©e lui soit proposĂ© ;
  • Non-renouvellement ou rĂ©siliation anticipĂ©e d’un contrat de travail temporaire ;
  • Dommages, y compris l’atteinte Ă  la rĂ©putation, notamment sur les rĂ©seaux sociaux, ou le prĂ©judice financier, y compris la perte de chiffre d’affaires et de revenus ;
  • Inscription sur une liste noire sur ta base d’un accord informel ou formel pour l’ensemble d’un secteur ou d’une branche d’activitĂ©, empĂȘchant la personne de trouver un emploi dans le secteur ou la branche d’activitĂ© ;
  • RĂ©siliation anticipĂ©e ou rĂ©siliation d’un contrat de fourniture de biens ou de services ;
  • Divulgation de donnĂ©es psychiatriques ou mĂ©dicales.

Mesures de soutien

Le lanceur d’alerte a accùs à des mesures de soutien : 

  • des informations et conseils complets et indĂ©pendants, facilement et gratuitement accessibles, sur 
    • Les recours et procĂ©dures disponibles qui offrent une protection contre les reprĂ©sailles ;
    • Les droits de la personne concernĂ©e, y compris ses droits en matiĂšre de protection des donnĂ©es Ă  caractĂšre personnel ;
  • des conseils techniques Ă  l’égard de toute autoritĂ© impliquĂ©e dans la protection de l’auteur ;
  • l’assistance en justice et le conseil juridique ;
  • les mesures de soutien, y compris le soutien technique, psychologique, mĂ©diatique et social ;
  • une assistance financiĂšre, pour les auteurs de signalement dans le cadre de procĂ©dures judiciaires.

Toute personne protĂ©gĂ©e (lanceur d’alerte, facilitateur, tiers ou entitĂ©s juridiques liĂ©s Ă  l’auteur du signalement) qui estime ĂȘtre victime ou menacĂ©e de reprĂ©sailles peut introduire une plainte motivĂ©e auprĂšs du Coordinateur fĂ©dĂ©ral, qui lancera une procĂ©dure de protection extrajudiciaire. Cette possibilitĂ© vaut sans prĂ©judice du droit de la personne protĂ©gĂ©e de s’adresser directement au Tribunal du travail.

Conditions pour bénéficier des mesures de protection

Toutefois les lanceurs d’alerte ne bĂ©nĂ©ficient de la protection contre d’éventuelles reprĂ©sailles qu’à condition :

  • que les informations communiquĂ©es aient Ă©tĂ© obtenues dans un contexte professionnel ; et
  • qu’ils aient eu des motifs raisonnables de croire que les informations signalĂ©es sur les violations Ă©taient vĂ©ridiques au moment du signalement ;
  • que les informations communiquĂ©es entrent dans le champ d’application de la prĂ©sente politique ;
  • qu’ils aient effectuĂ© un signalement interne ou externe ou aient fait une divulgation publique par les moyens mentionnĂ©s dans la prĂ©sente politique.

Les lanceurs d’alerte anonymes bĂ©nĂ©ficient Ă©galement d’une protection aux conditions susmentionnĂ©es lorsqu’ils sont identifiĂ©s ultĂ©rieurement et qu’ils sont victimes de reprĂ©sailles.

DISPOSITIONS D’EXÉCUTION – SANCTIONS POSSIBLES

Les lanceurs d’alerte qui souhaitent signaler une prĂ©tendue violation des Ă©lĂ©ments Ă©numĂ©rĂ©s dans la prĂ©sente politique doivent le faire en utilisant les canaux indiquĂ©s dans la prĂ©sente politique et selon les principes et procĂ©dures y exposĂ©s.

Dans ce cas, les lanceurs d’alerte bĂ©nĂ©ficieront de la protection contre toute forme de reprĂ©sailles, telle que dĂ©finie ci-dessus, tant de la part de l’employeur que des membres de son personnel. Dans ce dernier cas, l’employeur prendra des mesures actives contre le membre du personnel concernĂ©.

Dans les limites de la loi du 28/11/2022, les personnes physiques ou morales qui empĂȘchent ou tentent d’entraver un signalement ou qui prennent des mesures de reprĂ©sailles, qui intenteraient des procĂ©dures judiciaires ou extrajudiciaires inutiles ou qui violeraient le devoir de discrĂ©tion peuvent ĂȘtre sanctionnĂ©es conformĂ©ment au Code pĂ©nal social. Toutefois, cela ne s’applique pas lorsque les autoritĂ©s compĂ©tentes imposent des sanctions ou des mesures administratives en vertu de dispositions lĂ©gislatives, rĂ©glementaires ou administratives spĂ©cifiques pour infractions au chapitre 3 et Ă  l’article 22 de la loi prĂ©citĂ©e.

MODIFICATIONS DE LA POLITIQUE

L’employeur se rĂ©serve le droit de modifier la politique Ă  tout moment. La version la plus rĂ©cente de la prĂ©sente politique est toujours disponible sur le site internet de l’entreprise.

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